Editorial
La période où l’on termine un catalogue est une période fébrile. On va mettre sur papier l’ensemble du programme d’une maison d’édition. Plus les jours se rapprochent du bouclage, plus l’angoisse est grande : Est-ce la bonne couverture ? Le prix ne va-t-il pas changer ? Le titre est-il définitif ? A-t-on vérifié la pagination ? Le chemin de fer est-il cohérent ?
Ce catalogue va donner vie aux projets sur lesquels les éditrices et les éditeurs travaillent avec les auteurs depuis des mois, si ce n’est des années et il sera le lien entre l’éditeur, le représentant, le libraire et l’acheteur.
Ce catalogue sera l’identité de la maison d’édition, identité qui tourne, pour les éditions de La Martinière, autour de la photo, du patrimoine, de l’art et des loisirs.
Il y en aura pour tous les goûts cette année. C’est un feu d’artifice où les anciens et les nouveaux auteurs cohabitent harmonieusement.
Il est difficile pour un éditeur de faire ressortir quelques titres du lot, il marquerait une préférence qui n’existe pas dans une production aussi riche. Pourtant, j’aimerais citer « Mes yeux ont vu » de Bob Adelman, un grand livre sur la cause des noirs américains qui n’est pas neutre en cette année où l'on fête les 40 ans de la mort de Martin Luther King et la possible élection d’un président noir à la tête des Etats-Unis.
J’aimerais citer également « Le Louvre », ce livre magnifiquement designé par Philippe Apeloig et co-édité avec le Musée du Louvre, qui montre qu’avec un sujet aussi large, on peut renouveler le genre.
Pour terminer, comment ne pas évoquer le livre d’Annie Schneider « Le livre, objet d’art, objet rare ».
Dans cette période où l’on se pose tellement de questions sur les nouveaux supports numériques, il est rafraîchissant de voir une telle déclaration d’amour pour le livre papier.
Hervé de La Martinière